Historique

Techn'hom, créateur d'activités depuis 1872

Techn’hom est une zone d’activité industrielle depuis 130 ans. A l’issue de la défaite de 1870, la France perd l’Alsace à l’exception de Belfort et son Territoire qui formaient le sud du Haut-Rhin. Cette petite partie de l’Alsace restant française va bénéficier alors d’une industrialisation très rapide.

Sortie des ouvriers de la SACMSon statut de ville victorieuse restée française lui vaut un prestige nouveau qui attire tout à la fois des populations alsaciennes qui s’exilent pour rester françaises et des entreprises mulhousiennes qui souhaitent éviter la nouvelle barrière douanière qui les coupe de leur marché d’origine. C’est le cas de la SACM, qui deviendra Alsthom en 1928, et de l’entreprise textile DMC qui choisirent de s’implanter ici sur le passage de la voie ferrée Bâle-Paris.

Les terrains sont vastes, proches de la ville mais à l’extérieur de l’enceinte urbaine, permettant ainsi la construction d’un important quartier composé des usines et bientôt de ses cités ouvrières avec ses églises, ses écoles. Le contexte est plus que favorable pour ces entreprises en pleine expansion, notamment la SACM qui fabrique les locomotives équipant le réseau ferré français alors en plein développement. Le site et les usines continueront de se développer tout au long de la première moitié du XXe siècle.

Le site DMC en 1947

A partir des années 1960, l’industrie textile commence à souffrir de la concurrence étrangère à bas coût. DMC regroupe alors ses activités à Mulhouse et vend son usine de Belfort à la Compagnie des Machines Bull qui fabrique des terminaux d’ordinateurs. En 1973, la crise pétrolière bouleverse l’économie mondiale. Chez Alstom dans le Territoire de Belfort, cette crise énergétique a des conséquences inattendues et favorables : le TGV abandonne ses turbines à gaz au profit d’une motorisation électrique fabriquée à Belfort. Dans le même temps, le programme nucléaire civil est accéléré, ce dont Alstom bénéficie également. La grande entreprise belfortaine se porte donc bien, dans une conjoncture néanmoins difficile.

Bull à Belfort dans les années 70

À partir de 1984, l’usine Alsthom de Belfort subit une importante baisse d’activité au moment où s’achève, tout à la fois, l’équipement de la première ligne TGV et celui du parc nucléaire français. On espère alors que l’essor de l’industrie informatique, représentée ici par BULL, pourra compenser partiellement cette difficulté. Espoir de courte durée : à partir de 1986, Bull connaît une lente descente aux enfers qui prend fin en 1991 avec la fermeture de l’usine.

C'est donc dans les années 90 que la dynamique historique d’évolution et d’organisation est totalement bouleversée,  d'abord avec la disparition de Bull en1991 puis avec les crises successives traversées par le groupe Alstom début 2000.

Les conséquences sur l'emploi et l’avenir même de la structure industrielle belfortaine font prendre conscience aux pouvoirs publics locaux de la nécessité d'une action locale ambitieuse et résolue.
En 1993, le rachat par la SEMPAT (aujourd'hui TANDEM) des 55 000m2 de bâtiments laissés vacant par Bull initie une première dynamique : l’essor de Belfort Technopôle.
En 2005, puis en 2009, une nouvelle politique de rachat de locaux à Alstom ouvre alors la voie au projet Techn’hom.

Techn'hom, une requalification au service des entreprises et de l'emploi

A l'été 2005,  les collectivités locales, épaulées par la Sempat (aujourd'hui TANDEM) lancent une opération d’urbanisme industriel d’envergure baptisée Techn’hom. Le projet proposait de lier le développement de deux sites économiques voisins en un seul périmètre de 110 hectares : Belfort Technopole (ancien site Bull reconverti) et le site des 3 Chênes, implantation historique d’Alstom à Belfort.

2005 : lancement du programme Techn’hom et création d’une ZAC

Le projet associe les collectivités locales, l’Etat, l’Europe et TANDEM dans une procédure de ZAC ; la requalification des espaces extérieurs est lancée dans le cadre d’un schéma d’urbanisme conçu par le cabinet d’urbanistes et architectes Reichen et Robert et Associés.

TANDEM s’attache à l’attractivité du parc

En complément, TANDEM engage sur ses fonds propres un programme architectural de rénovations et de constructions neuves ; elle décide l’implantation d’un bouquet complet de services destiné à améliorer la compétitivité des entreprises et à faciliter le quotidien des salariés : WIFI, Centre d’affaires, hôtel artisanal, crèche, brasserie, centre de remise en forme etc.